9 avril 2027, 110ème anniversaire de la Bataille d’Arras
2027 : Commémorons le 110e anniversaire de la Bataille d’Arras
En 2027, la Carrière Wellington et Arras Pays d’Artois vous invitent à vivre une année exceptionnelle consacrée au 110e anniversaire de la Bataille d’Arras. Cérémonies, événements sportifs, culturels et musicaux, expositions et nouveaux lieux de mémoire consacrés à la mémoire de celles et ceux venus du monde entier et présents en Artois au printemps 1917.

Cet anniversaire permettra de rappeler le caractère international de la bataille, qui mobilisa notamment des soldats venus de Grande-Bretagne, du Canada, d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Parmi eux, des hommes traversèrent les océans pour rejoindre les tranchées, tandis que mineurs et ouvriers mirent leurs compétences au service d’une guerre menée sous terre. 2027 sera ainsi une année de mémoire et de transmission, pour mieux comprendre l’histoire d’un territoire marqué par la Grande Guerre et rendre hommage à celles et ceux qui ont contribué à sa libération.
Il y a plus d’un siècle, le destin d’Arras bascule.
Avril 1917 : des hommes venus des quatre coins du monde combattent en Artois
Après près de trois années de combats, le front s’installe durablement en Artois. La ville d’Arras, située à proximité immédiate des lignes allemandes, est une position stratégique majeure.
Au printemps 1917, les forces alliées préparent une vaste offensive destinée à rompre le front allemand. L’offensive d’Arras doit permettre aux troupes britanniques de progresser à l’est de la ville et de prendre les positions allemandes.
Le 9 avril 1917, à 5 h 30 du matin, couvert par l’artillerie, des milliers de soldats se lancent à l’assaut sur un front de 20 kilomètres.
De Vimy à Bullecourt, en passant par Arras et les villages de l’Artois, les combats vont rapidement devenir extrêmement violents. Les hommes avancent dans un paysage bouleversé par les bombardements, progressent dans la boue et doivent affronter les mitrailleuses, les barbelés et les positions fortifiées allemandes.
L’offensive rassemble des soldats issus de nombreux territoires de l’Empire britannique. Britanniques, Canadiens, Australiens, Néo-Zélandais et soldats originaires d’autres territoires combattent côte à côte. Cette diversité donne à la bataille d’Arras une dimension profondément internationale.
Mais la préparation de l’offensive ne s’est pas uniquement déroulée à la surface.

Une armée cachée sous les rues d’Arras
Mais la préparation de l’offensive ne s’est pas uniquement déroulée à la surface.
Sous la ville, les anciennes carrières de craie, exploitées depuis le Moyen Âge, offrent une possibilité unique. À partir de 1916, les tunneliers néo-zélandais transforment progressivement ces carrières en un immense réseau souterrain militaire : les galeries sont reliées entre elles, aménagées et équipées pour accueillir des milliers de soldats.
Le matin du 9 avril 1917, près de 20 000 hommes sont rassemblés sous Arras avant de rejoindre leurs positions de départ. Pendant plusieurs jours, certains vivent dans cet environnement souterrain, dans l’attente du déclenchement de l’offensive. Dans l’obscurité des carrières, ils laissent des inscriptions sur les murs, noms, dessins et messages qui témoignent encore aujourd’hui de leur présence.
Lorsque les hommes émergent des carrières au matin du 9 avril, ils découvrent un champ de bataille transformé par les bombardements.
La Bataille d’Arras vient de commencer.

Des hommes venus du Pacifique : de l’Océanie aux souterrains d’Arras
Parmi ces soldats, les contingents venus du Pacifique occupent une place particulière dans la mémoire de la bataille. À l’occasion du 110e anniversaire de la bataille d’Arras, leurs parcours et leur présence en Artois seront mis en lumière.
• Les tunneliers néo-zélandais : un savoir-faire au service de la guerre souterraine.
Principalement issus des métiers de la mine et des carrières, ces hommes mettent leur expérience au service de l’aménagement du réseau souterrain d’Arras. Avec l’aide de soldats britanniques et néo-zélandais, ils relient les anciennes carrières et y installent des équipements destinés à accueillir et à acheminer les troupes avant l’offensive.
• Les pionniers maoris : des soldats venus d’Aotearoa. A partir de décembre 1916, 43 soldats maoris participent pendant plusieurs semaines aux travaux réalisés dans les carrières d’Arras aux côtés des tunneliers néo-zélandais. Leur unité est chargée de différentes tâches de construction et d’aménagement nécessaires aux opérations militaires.
• Les sapeurs des îles Cook : intégrés aux forces néo-zélandaises, quittent leurs îles pour participer aux travaux nécessaires au fonctionnement du front, dans des conditions souvent difficiles.
2027 : les temps forts
À partir du 3 avril, le lion d’Arras rugira à nouveau : il retrouvera sa place au sommet du beffroi, après vingt mois d’absence pour restauration.
• 4 avril, le Trail des Braves : une version longue (40 km) et une version courte (20 km), avec deux départs, depuis Vimy et depuis Neuville-Saint-Vaast. Le nombre de participants sera symboliquement limité à 3 590 traileurs, soit le nombre exact de soldats canadiens tués en cette seule journée le 9 avril 1917.
• 9 avril, la cérémonie du lever du jour se tient devant le Mur Mémorial de la Carrière Wellington. Lettres de soldats, témoignages de descendants de tunneliers néo-zélandais et chants rendent hommage aux soldats britanniques et du Commonwealth.
• 15 et 16 mai, United Pipers for Peace : les samedis 15 et dimanche 16 mai 2026, 400 pipers s’uniront pour un concert géant et un grand défilé dans les rues d’Arras.

Le parc mémoriel de la Bataille d’Arras

Un nouveau parc mémoriel verra le jour à la Carrière Wellington : un lieu de promenade et de recueillement, où les jardins, inspirés des paysages de Nouvelle-Zélande (cordylines, fougères arborescentes, phormiums), évoqueront le pays natal des hommes venus s’engager en Artois.
Le parc rend hommage, à travers trois nouveaux mémoriaux, au travail des tunneliers néo-zélandais, qui ont aménagé pendant six mois le réseau souterrain ayant permis d’abriter les 24 000 soldats avant l’assaut du 9 avril 1917.
• Le mémorial de la New Zealand Tunnelling Company, conçu par le sculpteur Nicholas Brumder sur le modèle du mémorial de Waihi en Nouvelle-Zélande, honore les hommes de cette compagnie et leur savoir-faire mis au service de la guerre souterraine.
• Le Waka Maumahara, réalisé par la New Zealand Maori Arts and Craft School de Rotorua, rend hommage aux 43 pionniers maoris venus d’Aotearoa, engagés aux côtés des tunneliers dans les travaux de construction et d’aménagement des carrières.
• Le mémorial aux soldats du Pacifique, une sculpture en forme de coquillage réalisée par l’artiste Michel Tuffery, est dédié aux sapeurs des îles Cook. Il s’inspire d’un coquillage retrouvé dans les carrières d’Arras, au pied d’un graffiti portant le nom d’un soldat des Iles Cook.


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